06.02.2009
Triste bilan
Selon une étude récente réalisée par l’INSEE, un habitant de Provence - Alpes- Côte d’Azur sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté. Toujours selon l’INSEE, le département des Bouches du Rhône détient le triste privilège de connaître le plus fort taux de pauvreté : 20% de la population de Marseille vit en dessous, voire très en dessous, de ce seuil. Dans le Var une personne pauvre vit avec 640 euros par mois en moyenne, à Toulon cela représente environ 18% de la population et dans ce département plus de 120 000 personnes vivent en état de très grande précarité ! Cette situation est d’autant plus alarmante qu’elle touche les personnes les plus fragiles et notamment les familles monoparentales : en PACA, près d’un quart de ces familles vit dans la pauvreté et près d’un enfant sur cinq de moins de 18 ans est aujourd’hui nécessiteux. Cela n’a pas empêché le sénateur UMP Philippe Marini de faire adopter un amendement supprimant la demi-part des parents isolés, cette mesure indécente dans le contexte de crise actuelle s’inscrit parfaitement dans la politique anti sociale et anti familiale menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Nos concitoyens doivent tirer au plus vite les enseignements de ce bilan accablant et de la dégradation de leur niveau de vie.
N’est-ce pas là le résultat d’une politique euro-mondialiste à laquelle ont adhéré depuis plus de vingt ans, sans réserve, nos gouvernants de droite comme de gauche.
N’est-il pas urgent face au naufrage financier et économique qui nous frappe de changer radicalement d’orientations et d’adopter les propositions du Front National en matière de politique familiale et budgétaire ?
M.-C. A.
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05.02.2009
Aide aux victimes civile du conflit du Moyen-Orient
Séance Plénière
Conseil Régional
Provence Alpes Côte d'Azur
du 5 Février 2008
Groupe Front National
Intervention
Thibaut de LA TOCNAYE
Europe – Coopération Internationale
Rapports n°6 et 53
Aide aux victimes civile du conflit du Moyen-Orient
Programme alimentaire mondial : élargissement des bénéficiaires de l’opération « Vivre pour l’éducation » dans les territoires palestiniens occupés

Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues,
Nous sommes ici en face des horreurs éternelles de la Guerre, accentuées par des bombardements aveugles et une offensive massive et rapide effectuée souvent sans discernement par Israël dans des zones fortement peuplées.
- L’urgence exceptionnelle liée aux besoins immédiats des populations civiles,
- Le caractère ponctuel et parfaitement ciblé (essentiellement des fournitures de matériel médical et de produits de première nécessité) des opérations décrites dans le dossier 6,
- Le principe d’intervention de la Région en tant que soutien et coordonnateur vis-à-vis d’actions menées par des Association caritatives et humanitaires,
nous amènent à voter pour ce dossier 6.
En revanche, nous nous abstiendrons sur le dossier 53 qui correspond à des opérations de beaucoup plus longue haleine (au sein du Programme Alimentaire Mondial) et qui, à notre avis, ne sont pas du ressort de la Région.
D’ailleurs – et l’on serait en plein accord avec les compétences de la Région - qu’avons-nous fait pour toutes les populations du Sud-Ouest touchées par les dernières catastrophes naturelles ?
Car, autant la Région peut exprimer une solidarité humaine ponctuelle à l’international, autant la Région n’a pas la compétence pour s’inscrire dans une action de longue durée au sein d’un conflit multinational qui la dépasse.
En effet, la Guerre israélo-palestinienne ou israélo-arabe, ce sont aujourd’hui des populations civiles palestiniennes injustement victimes d’une logique militaire implacable, mais c’était hier (et probablement demain !) des civils israéliens victimes des kamikazes islamistes et terroristes du Hamas ou des Martyrs d’Al Haqsa…
Et puisque le débat est ouvert de fait dans cette enceinte, nous tenons à dénoncer ici une double folie :
1°) La volonté de guerre permanente et le mépris d’Israël (en tout cas de la part des 3 partis de gouvernement) vis-à-vis des Palestiniens et des Arabes en général.
2°) Le fondamentalisme islamique et la haine inextinguible du Hamas pour Israël.
Et, à ce double scandale sont associés, de façon intrinsèque, deux risques :
Ø un risque d’embrasement mondial entre Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Islam du Moyen-Orient (avec la Syrie et l’Iran) de l’autre.
Ø un risque de contamination dans les banlieues françaises.
Ceci est inacceptable.
Et, de façon dommageable, les occidentaux alimentent, à leur manière, l’antagonisme israélo-arabe :
· nombre d’entre, eux s’identifiant à sa cause, constituent le lobby pro-palestinien ou pro-arabe.
· une bonne partie des autres soutiennent, quant à eux, le lobby pro-juif ou pro-israélien.
Cette dialectique permanente est extrêmement dangereuse !
Or, le véritable facteur d’apaisement au Moyen-Orient, ce sont les 12 à 15 millions de Chrétiens qui vivent en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Liban et en Egypte. Et c’est bien à nous, défenseurs du monde libre et de valeurs fondatrices de liberté, de rappeler cette vérité historique.
Véritable passerelle entre Juifs et Musulmans, ils devraient permettre la relance d’un Islam modéré (malheureusement en perte de vitesse) et d’un Israël ouvert sur les autres (malheureusement trop minoritaire)….
Il y avait un dicton hébreu, visiblement à présent un peu oublié : « Si le Dimanche est combattu et éliminé, c’est le Shabath qui disparaîtra ». Et Israël pourrait ainsi payer, à terme, sa trahison vis-à-vis des Chrétiens du Liban en 1983 (53 villages massacrés par les Druzes, Palestiniens, Chiites et Syriens sous les yeux de Tsahal).
Alors, la solution au Moyen-Orient passe par l’application de trois principes :
1. Israël a droit à sa survie et à sa sécurité.
2. Les Palestiniens ont droit à une Patrie viable.
3. Le Liban a droit à sa totale indépendance et neutralité dans le respect de sa spécificité
propre due à sa composante chrétienne historique.
Il est donc nécessaire de sortir de cette spirale infernale de haine réciproque et il est capital pour la Communauté Internationale de réhabiliter le rôle des Chrétiens d’Orient en tant que modérateur dans la Région comme avait su le faire, par le passé, la France en Syrie et au Liban et également – bien que trop rarement – l’ancien Empire Ottoman, ou encore, plus récemment et insuffisamment, les Nations irakienne et égyptienne.
Mais nous sommes, ici, bien loin du rôle et des compétences de la Région !
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Non ! Jamais nous ne voterons un tel vœu.
Intervention de Jean-Louis BOUGUEREAU, lors de l’assemblée plénière du 5 février 2009, en réponse au vœu présenté conjointement par les groupes socialiste, radical, citoyen et apparentés, communiste et partenaires, vert et apparentés, pour le soutien au mouvement du planning famillial.
Je considère que ce vœu présenté par Monsieur Canapa, présente un caractère provocateur et choque très certainement les consciences d’un certain nombre de conseillers présents dans cet hémicycle. Indépendamment de toutes considérations religieuses, je rappellerais à Monsieur Canapa que les romains, dont nous sommes les héritiers d’ailleurs sur le plan de la civilisation, avaient érigé un principe selon lequel infans conceptus infans natus. C'est-à-dire l’enfant qui a été conçu est réputé né.
Par conséquent, nous n’aurions pas, aujourd’hui, en Europe, en règle générale, et en particulier dans notre pays, des problèmes de dénatalité si cette politique, qui a été instaurée par Monsieur Giscard d’Estaing, avait été évitée.
Par conséquent, je dis à Monsieur Canapa : Non ! Jamais nous ne voterons un tel vœu.
07:31 Publié dans Région PACA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pauvreté Précarité Urgence
Séance Plénière
Conseil Régional
Provence Alpes Côte d'Azur
du 5 Février 2009
Groupe Front National
Intervention
Joëlle MELIN
SOLIDARITES
Rapport n°9
Pauvreté Précarité Urgence
Convention d’objectifs pluriannuelle 2009-2011 entre la Région et les cinq Banques Alimentaires de la Région Provence Alpes Côte d’Azur
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Il nous est une nouvelle fois demandé de vous autoriser à signer la convention 2009-2011 de notre Institution avec les cinq Banques Alimentaires Régionales.
Chacune de ces signatures conventionnelles est, évidemment, la preuve flagrante de l’échec scandaleux et indigne de notre 21ème siècle des politiques de droite, comme de gauche, en matière économique et sociale depuis 30 ans, mais aussi en matière de fiscalité, d’emploi, de formation. Elle est aussi la résultante d’une politique d’immigration totalement incontrôlée. Et tout cela dans un processus linéaire de fausses alternances et de vraies complicités, tous la main sur le cœur et donneur de leçons.
Toutes ces politiques ont été inspirées et élaborées par des économistes intouchables et prétendus infaillibles qui sont, avec les financiers et les politiques, les responsables de la crise bancaire et financière actuelle.
Mais la crise sociale était déjà profonde. Certains de nos concitoyens, qui ont un emploi, couchent dans une voiture et ne mangent que grâce aux banques alimentaires.
Pourquoi alors avoir refusé d’en prendre la mesure, et d’avoir mis en place les mesures de fond indispensables. L’inefficacité des sommes versées aux banques françaises, sans aucun audit préalable des pertes réelles est déjà patente. L’argent public est parti dans un puits sans fond. Et le plan de relance, en partie appuyé sur les finances des collectivités territoriales, dont il faudra aussi, très rapidement, connaître la fragilité financière suite à la crise, a bien été conçu par ces mêmes technocrates qui n’ont pas empêché une crise prévisible depuis longtemps.
Le Président Sarkozy prend aujourd’hui les mêmes mesures anti-françaises qu’avait prises hier le ministre des finances Sarkozy.
Monsieur le Président, Mes Chers Collègues, la crise sociale de demain sera cataclysmique, j’ose le dire, pour une seule raison nécessaire et suffisante, le tarissement des financements sociaux. Ils sont plombés, dès aujourd’hui, par une dette exponentielle et un déficit incommensurable, et demain il sera achevé par la chute des cotisations secondaires aux licenciements.
Les Banques Alimentaires recevront ainsi de plus en plus de retraités, dont les retraites de base seront revues à la baisse, et amputées par la hausse nécessaire de la CSG, que Madame Lagarde devra bien, un jour, faire voter. Elles recevront des familles dont les prestations seront, elles aussi, revues à la baisse, ne serait-ce par le partage automatique avec des populations étrangères bénéficiant de la mesure de la discrimination positive sarkozyenne.
Pourtant une solution existait et existe toujours, qui d’ailleurs commence d’être évoquée en Allemagne et dans certains pays scandinaves : la baisse des charges sociales. Il n’est de fait plus possible qu’un employeur honore un collaborateur au prix de deux. Cette mesure devra être doublée d’une deuxième mesure que la droite n’a pas eu le courage d’imposer et que la gauche a, d’une façon irresponsable combattue, l’instauration de la TVA sociale sur un Hors Taxe abaissé.
22 millions de travailleurs, dont 16 sont éminemment licenciables, doivent financer beaucoup au risque de la mort même de l’emploi, alors qu’il serait si simple de faire payer très peu par les 70 millions de consommateurs de notre pays.
Les Banques Alimentaires ont de beaux jours devant elles, et la proposition de l’exécutif de professionnalisation des intermédiaires est frappée d’une lucidité imparable et d’un cynisme à faire froid dans le dos.
Nous voterons cette autorisation, Monsieur le Président, car nos concitoyens ont besoin de nous. Mais nous pouvons vous prédire que la crise sociale sera suivie d’une crise politique sans précédents. Et nous espérons que les politiques de demain seront plus responsables et plus humains que ne l’ont été les politiciens des quarante dernières années.
Je vous remercie.
07:28 Publié dans Région PACA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



