05.02.2009
Pauvreté Précarité Urgence
Séance Plénière
Conseil Régional
Provence Alpes Côte d'Azur
du 5 Février 2009
Groupe Front National
Intervention
Joëlle MELIN
SOLIDARITES
Rapport n°9
Pauvreté Précarité Urgence
Convention d’objectifs pluriannuelle 2009-2011 entre la Région et les cinq Banques Alimentaires de la Région Provence Alpes Côte d’Azur
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Il nous est une nouvelle fois demandé de vous autoriser à signer la convention 2009-2011 de notre Institution avec les cinq Banques Alimentaires Régionales.
Chacune de ces signatures conventionnelles est, évidemment, la preuve flagrante de l’échec scandaleux et indigne de notre 21ème siècle des politiques de droite, comme de gauche, en matière économique et sociale depuis 30 ans, mais aussi en matière de fiscalité, d’emploi, de formation. Elle est aussi la résultante d’une politique d’immigration totalement incontrôlée. Et tout cela dans un processus linéaire de fausses alternances et de vraies complicités, tous la main sur le cœur et donneur de leçons.
Toutes ces politiques ont été inspirées et élaborées par des économistes intouchables et prétendus infaillibles qui sont, avec les financiers et les politiques, les responsables de la crise bancaire et financière actuelle.
Mais la crise sociale était déjà profonde. Certains de nos concitoyens, qui ont un emploi, couchent dans une voiture et ne mangent que grâce aux banques alimentaires.
Pourquoi alors avoir refusé d’en prendre la mesure, et d’avoir mis en place les mesures de fond indispensables. L’inefficacité des sommes versées aux banques françaises, sans aucun audit préalable des pertes réelles est déjà patente. L’argent public est parti dans un puits sans fond. Et le plan de relance, en partie appuyé sur les finances des collectivités territoriales, dont il faudra aussi, très rapidement, connaître la fragilité financière suite à la crise, a bien été conçu par ces mêmes technocrates qui n’ont pas empêché une crise prévisible depuis longtemps.
Le Président Sarkozy prend aujourd’hui les mêmes mesures anti-françaises qu’avait prises hier le ministre des finances Sarkozy.
Monsieur le Président, Mes Chers Collègues, la crise sociale de demain sera cataclysmique, j’ose le dire, pour une seule raison nécessaire et suffisante, le tarissement des financements sociaux. Ils sont plombés, dès aujourd’hui, par une dette exponentielle et un déficit incommensurable, et demain il sera achevé par la chute des cotisations secondaires aux licenciements.
Les Banques Alimentaires recevront ainsi de plus en plus de retraités, dont les retraites de base seront revues à la baisse, et amputées par la hausse nécessaire de la CSG, que Madame Lagarde devra bien, un jour, faire voter. Elles recevront des familles dont les prestations seront, elles aussi, revues à la baisse, ne serait-ce par le partage automatique avec des populations étrangères bénéficiant de la mesure de la discrimination positive sarkozyenne.
Pourtant une solution existait et existe toujours, qui d’ailleurs commence d’être évoquée en Allemagne et dans certains pays scandinaves : la baisse des charges sociales. Il n’est de fait plus possible qu’un employeur honore un collaborateur au prix de deux. Cette mesure devra être doublée d’une deuxième mesure que la droite n’a pas eu le courage d’imposer et que la gauche a, d’une façon irresponsable combattue, l’instauration de la TVA sociale sur un Hors Taxe abaissé.
22 millions de travailleurs, dont 16 sont éminemment licenciables, doivent financer beaucoup au risque de la mort même de l’emploi, alors qu’il serait si simple de faire payer très peu par les 70 millions de consommateurs de notre pays.
Les Banques Alimentaires ont de beaux jours devant elles, et la proposition de l’exécutif de professionnalisation des intermédiaires est frappée d’une lucidité imparable et d’un cynisme à faire froid dans le dos.
Nous voterons cette autorisation, Monsieur le Président, car nos concitoyens ont besoin de nous. Mais nous pouvons vous prédire que la crise sociale sera suivie d’une crise politique sans précédents. Et nous espérons que les politiques de demain seront plus responsables et plus humains que ne l’ont été les politiciens des quarante dernières années.
Je vous remercie.
07:28 Publié dans Région PACA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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