05.02.2009
Aide aux victimes civile du conflit du Moyen-Orient
Séance Plénière
Conseil Régional
Provence Alpes Côte d'Azur
du 5 Février 2008
Groupe Front National
Intervention
Thibaut de LA TOCNAYE
Europe – Coopération Internationale
Rapports n°6 et 53
Aide aux victimes civile du conflit du Moyen-Orient
Programme alimentaire mondial : élargissement des bénéficiaires de l’opération « Vivre pour l’éducation » dans les territoires palestiniens occupés

Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues,
Nous sommes ici en face des horreurs éternelles de la Guerre, accentuées par des bombardements aveugles et une offensive massive et rapide effectuée souvent sans discernement par Israël dans des zones fortement peuplées.
- L’urgence exceptionnelle liée aux besoins immédiats des populations civiles,
- Le caractère ponctuel et parfaitement ciblé (essentiellement des fournitures de matériel médical et de produits de première nécessité) des opérations décrites dans le dossier 6,
- Le principe d’intervention de la Région en tant que soutien et coordonnateur vis-à-vis d’actions menées par des Association caritatives et humanitaires,
nous amènent à voter pour ce dossier 6.
En revanche, nous nous abstiendrons sur le dossier 53 qui correspond à des opérations de beaucoup plus longue haleine (au sein du Programme Alimentaire Mondial) et qui, à notre avis, ne sont pas du ressort de la Région.
D’ailleurs – et l’on serait en plein accord avec les compétences de la Région - qu’avons-nous fait pour toutes les populations du Sud-Ouest touchées par les dernières catastrophes naturelles ?
Car, autant la Région peut exprimer une solidarité humaine ponctuelle à l’international, autant la Région n’a pas la compétence pour s’inscrire dans une action de longue durée au sein d’un conflit multinational qui la dépasse.
En effet, la Guerre israélo-palestinienne ou israélo-arabe, ce sont aujourd’hui des populations civiles palestiniennes injustement victimes d’une logique militaire implacable, mais c’était hier (et probablement demain !) des civils israéliens victimes des kamikazes islamistes et terroristes du Hamas ou des Martyrs d’Al Haqsa…
Et puisque le débat est ouvert de fait dans cette enceinte, nous tenons à dénoncer ici une double folie :
1°) La volonté de guerre permanente et le mépris d’Israël (en tout cas de la part des 3 partis de gouvernement) vis-à-vis des Palestiniens et des Arabes en général.
2°) Le fondamentalisme islamique et la haine inextinguible du Hamas pour Israël.
Et, à ce double scandale sont associés, de façon intrinsèque, deux risques :
Ø un risque d’embrasement mondial entre Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Islam du Moyen-Orient (avec la Syrie et l’Iran) de l’autre.
Ø un risque de contamination dans les banlieues françaises.
Ceci est inacceptable.
Et, de façon dommageable, les occidentaux alimentent, à leur manière, l’antagonisme israélo-arabe :
· nombre d’entre, eux s’identifiant à sa cause, constituent le lobby pro-palestinien ou pro-arabe.
· une bonne partie des autres soutiennent, quant à eux, le lobby pro-juif ou pro-israélien.
Cette dialectique permanente est extrêmement dangereuse !
Or, le véritable facteur d’apaisement au Moyen-Orient, ce sont les 12 à 15 millions de Chrétiens qui vivent en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Liban et en Egypte. Et c’est bien à nous, défenseurs du monde libre et de valeurs fondatrices de liberté, de rappeler cette vérité historique.
Véritable passerelle entre Juifs et Musulmans, ils devraient permettre la relance d’un Islam modéré (malheureusement en perte de vitesse) et d’un Israël ouvert sur les autres (malheureusement trop minoritaire)….
Il y avait un dicton hébreu, visiblement à présent un peu oublié : « Si le Dimanche est combattu et éliminé, c’est le Shabath qui disparaîtra ». Et Israël pourrait ainsi payer, à terme, sa trahison vis-à-vis des Chrétiens du Liban en 1983 (53 villages massacrés par les Druzes, Palestiniens, Chiites et Syriens sous les yeux de Tsahal).
Alors, la solution au Moyen-Orient passe par l’application de trois principes :
1. Israël a droit à sa survie et à sa sécurité.
2. Les Palestiniens ont droit à une Patrie viable.
3. Le Liban a droit à sa totale indépendance et neutralité dans le respect de sa spécificité
propre due à sa composante chrétienne historique.
Il est donc nécessaire de sortir de cette spirale infernale de haine réciproque et il est capital pour la Communauté Internationale de réhabiliter le rôle des Chrétiens d’Orient en tant que modérateur dans la Région comme avait su le faire, par le passé, la France en Syrie et au Liban et également – bien que trop rarement – l’ancien Empire Ottoman, ou encore, plus récemment et insuffisamment, les Nations irakienne et égyptienne.
Mais nous sommes, ici, bien loin du rôle et des compétences de la Région !
16:55 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire