30.01.2009

A propos du budget 2009 de la Région

 

Marie Claude AUCOUTURIERbis.jpgLa mondialisation financière consentie et encouragée par les pouvoirs publics tant à Paris qu’à Bruxelles, a placé l’économie française dans une situation de soumission aux aléas de la conjoncture mondiale. L’économie mondialisée ayant bâti son expansion sur un Himalaya de dettes, seul un sentiment de confiance dans la solvabilité des débiteurs permettait au système de continuer sa course folle.

Cette confiance a été anéantie au mois de septembre dernier.

La crise financière à risque systémique a entrainé une crise du crédit paralysant graduellement l’activité économique. La récession, aujourd’hui, est susceptible de se transformer demain en dépression car tous les soubassements de la croissance sont atteints : consommation, investissements, exportation.

Face à cette redoutable épreuve qui affecte cruellement nos concitoyens, le Conseil Régional doit avoir à cœur de construire son budget 2009 en fonction de trois impératifs essentiels : maintenir les dépenses d’investissement, diminuer l’impôt régional et surtout, dans le contexte actuel de climat social particulièrement dégradé, témoigner sa solidarité au profit des provençaux les plus fragiles en réduisant les dépenses de fonctionnement.

Il ne doit pas, en particulier, hésiter à diminuer le nombre des réceptions très régulièrement organisées à tout propos dans les murs du Conseil Régional. Le "clientélisme" doit être banni lorsque un habitant de la Région sur sept vit sous le seuil de la pauvreté. La confiance du peuple se gagne lorsque les élus placent le bien-être des citoyens au cœur de leurs préoccupations, et sur la base d’une gestion sobre et économe.

 M.-C. A.

 

05.01.2009

AEROPORT D’AVIGNON

Monsieur le Président

 Il s’agit dans ce rapport de la renommée commerciale et touristique du grand Avignon et du département du Vaucluse

Il s’agit donc ici d’un cofinancement « Région/CCI », pour la réalisation de nouveaux investissements en faveur du développement de nouvelles activités sur l’aéroport d’Avignon.

 Etant plutôt par nature, aérophobe, cela ne m’empêche pas d’aller, plagiant Gilbert Bécaud, le dimanche à Caumont sur Durance pour voir décoller les avions, ces superbes machines, ces monstres d’acier  se détacher du sol, prendre leur essor défiant les lois de la dynamique. C’est très beau !

 Vous comprendrez par conséquent, Monsieur le Président que l’aménagement de l’aéroport d’Avignon nous comble de satisfaction.

 Nous n’ignorons pas cependant les nuisances « décibelleuses », ou « décibélliques » qui en découleront, ni celles du kérosène brûlé au décollage, facteur d’augmentation du taux de CO2 dans l’air, ce qui à plus ou moins long terme aura une incidence sur le réchauffement de la planète (gaz à effet de serre ), je ne vous apprends rien.

 Une fois n’est pas coutume nous serons un petit peu en accord les Verts et nous ronchonnerons avec eux.

 Je profite aussi de ce rapport, et je reste dans le sujet, pour vous demander des nouvelles du rétablissement de la ligne de chemin de fer entre Carpentras et Avignon. Ici, en l’occurrence, une piste d’atterrissage de 20 Km entre ces deux joyaux du Vaucluse me paraît tout de même excessive.

En attendant de bonnes nouvelles, nous allons voter pour la renommée touristique et la promotion de l’économie locale du Vaucluse « parce qu’il le vaut bien ».

                                                                         Le 5 Janvier 2009

 

02.01.2009

La Région face à la crise financière

 

 

Les causes de la crise et de son ampleur

-L'ultralibéralisme financier

La libre circulation des personnes et des services introduite progressivement dans le secteur de la «bancassurance» n'a pas été sans conséquence avec des concentrations bancaires et un mondialisme boursier totalement incontrôlés.

-Une innovation financière maladive et perverse qui échappe au contrôle des acteurs de l'économie réelle et aux représentants de l'Etat.

-L'euro monnaie unique et la politique suicidaire de la B.C.E.

L'absence de devises nationales élimine l'existence d'amortisseurs par l'ajustement des taux de change, et l'unification européenne des taux d'intérêt élevés favorise la propagation de la crise.

Les réformes à mener :

-Au niveau de la relation capital/entreprise

-Assurer l'indépendance et la pérennité de l'entreprise grâce à la création d'un «actionnariat de référence» et l'interdiction des OPA par des raiders financiers sur des entreprises de secteurs stratégiques.

-Placer, les entreprises stratégiques sous contrôle de l'Etat.

-Favoriser la création, le développement et la transmission des entreprises sans que le capital soit soumis à une rentabilité immédiate et inadaptée. Le rôle de l'Etat et des Régions est ici fondamental.

-Au niveau national :

-Encadrer le crédit.

-Réhabiliter nos frontières économiques.

-Susciter l'émergence d'organisations professionnelles par branches et par filières pour tenir en respect le pouvoir bancaire et financier.

Un constat s'impose : qui aurait tenté d'endiguer la crise si les Etats-Nations avaient disparu ?! Cette obsession du FN et de J.- M. LE PEN se trouve justifiée de façon éclatante.

 

 

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