10.11.2008
Nos solutions face à la crise financière
Nos solutions face à la crise financière
La crise d’aujourd’hui - d’une ampleur comparable à celle de 1929 – est le fruit d’une spéculation non sur l’immobilier mais sur la dette.
L’épicentre du phénomène se situe bien sûr au départ aux Etats-Unis, mais sa propagation et son ampleur au plan mondial sont dues à un ensemble de facteurs que nous allons maintenant détailler.
Analyse des causes de l’amplification et de l’accélération de la crise financière
Première cause : l’ultralibéralisme financier
La libre circulation des personnes et des services (LPS) a été instituée, dans le sillage de la libre circulation des marchandises (Traité de Rome), par : l’Acte Unique de 1986 et les Traités de Maastricht (1992), d’Amsterdam (1997) et de Nice (2001). Autant de traités que nous avons dénoncés et auxquels nous nous sommes systématiquement opposés !
Dès lors, depuis près de 20 ans, la LPS a été progressivement introduite dans le secteur de la « bancassurance ». Cette libéralisation n’a pas été sans conséquence avec des concentrations bancaires mais surtout un mondialisme boursier totalement incontrôlé.
Deuxième cause : une innovation financière maladive et perverse
Au cours de ces deux dernières décennies, les mécanismes internes aux marchés ont atteint un tel degré de sophistication que bien peu de professionnels en maîtrisent encore les risques.
Or, cette innovation financière permanente échappe totalement au contrôle des acteurs de l’économie réelle et aux représentants de l’Etat.
Troisième cause : l’euro, monnaie unique et la politique suicidaire de la B.C.E.
Dans l’accélération de la crise financière actuelle, l’Euro joue le rôle de « courroie de transmission ». En effet, l’absence de devises nationales au sein de l’Europe élimine l’existence d’amortisseurs successifs par l'ajustement des taux de change. De plus, l’unification européenne des taux d’intérêt – en l’occurrence élevés – favorise évidemment la propagation de la crise. L’Euro affaiblit les banques centrales sans pour autant doter la B.C.E. d’une autre arme que celle des taux, laquelle a fait preuve de son inefficacité.
Il faut ici oser affirmer que la gestion de crise par la BCE, dirigée par M. Trichet a fait preuve d’une incompétence rare !
Les solutions
Les réformes sont à mener à plusieurs niveaux :
a) les règles bancaires,
b) les mécanismes boursiers,
c) la relation capital/entreprise
d) l'échelon national.
Pour mémoire, toutes ces mesures figurent dans le programme présidentiel de Jean-Marie LE PEN, issu des travaux des CAP.
Par exemple, au niveau de la relation capital/entreprise les mesures seront les suivantes :
1°) Prendre toute les mesures visant à redonner au capital sa vocation première : assurer l’indépendance et la pérennité de l’entreprise :
- création d’un « actionnariat de référence ».
- interdiction des OPA par des raiders financiers sur des entreprises de secteurs
stratégiques.
2°) Placer, pour ce faire et si nécessaire, les entreprises stratégiques (banque, armement, énergie,...) sous le contrôle de l’Etat, avant de les reprivatiser lorsque le danger d’atteinte à la souveraineté nationale sera dissipé.
3°) Favoriser la création, le développement et la transmission des entreprises en évitant que le capital soit soumis à une rentabilité immédiate et inadaptée. Il faut ainsi cesser de confondre capital et dette ! Le rôle de l’Etat et des Régions est ici fondamental pour inciter à la multiplication de Fonds de capital-amorçage, capital-développement et capital-transmission.
Au niveau national, les solutions à mettre en œuvre sont les suivantes :
1°) La France doit retrouver la maîtrise du crédit. Tant que l’Euro subsistera nous n’aurons pas la maîtrise des taux d’intérêts. En revanche, rien ne nous empêche de recourir à des mesures nationales en ce qui concerne l’encadrement du crédit.
2°) Afin d’enrayer la spirale de la fuite des capitaux, des savoir-faire et des compétences en particulier, via les délocalisations, la France appliquera un protectionnisme partiel et intelligent par la réhabilitation de ses frontières économiques (à moins que l’Europe ne le fasse à ses propres frontières, ce qui était le fondement de la C.E.E.).
3°) Enfin, il est urgent de susciter l’émergence d’organisations professionnelles puissantes et représentatives par Branches et par Filières seules capables de tenir en respect le pouvoir bancaire et financier.
Conclusion
En conclusion, nous pouvons dire : « Merci les Etats-Nations ! ». En effet, que ce serait-il passé si les Etats et les Nations avaient disparu ? Qui aurait tenté d’endiguer la crise si les Etats-Nations, combattus en permanence par le mondialisme et l’Europe de Bruxelles n’étaient pas là pour restaurer cette fameuse « confiance » ?!
Qui aujourd’hui soutient encore le concept et la réalité charnelle des Etats-Nations, si ce n’est le Front National ? Nous pouvons dire que c’est l’obsession du FN et de Jean-Marie LE PEN !... Et cette obsession permanente est aujourd’hui pleinement justifiée de façon éclatante.
Thibaut de La Tocnaye
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